Jaeger Lecoultre

Antoine LeCoultre né en 1803 en Suisse, fonda avec son frère Ulysse leur atelier de fabrication d’engrenages et de rotors. Il imagina en 1844 le « millionomètre » : un instrument qui permettait des mesures avec une précision au millième de millimètre. Louis Audemars fut l’un des premiers clients d’une liste qui pourrait constituer le Who’s Who de l’industrie horlogère.

Antoine LeCoultre était un homme particulièrement inventif et déposa de nombreux brevets. La double fonction de la couronne (remontoir du ressort et réglage de l’heure), qui semble de nos jours être une évidence, est également une de ses inventions. Le petit atelier atteignit la taille d’une manufacture dès 1866,  et la conserve encore aujourd’hui. En 1990, elle avait déjà conçu pas moins de 350 calibres, donc 66 répétitions à la minute.

L’entreprise était déjà dirigée par ses héritiers depuis quelques années lorsqu’Antoine LeCoultre disparut en 1881. La collaboration avec l’horloger parisien Edmond Jaeger (né en 1850) débuta en 1903. Elle contribua à faire de LeCoultre le fournisseur exclusif de calibres extra-plats pour Cartier. Mais ce partenariat donna surtout naissance à une durable amitié entre Jacques-David LeCoultre et Edmond Jaeger, qui fut chargé de la commercialisation des montres de l’entreprise.

Le calibre 101, crée en 1929 était le plus petit mouvement mécanique jamais produit en série. En 1931, la célèbre Reverso, dont la fragile dont la fragile lentille en verre était protégée par un couvercle simple d’emploi. D’après la légende, l’engouement pour le design original des boîtiers fut lancé par les joueurs de polo britanniques qui effectuèrent  leur service ilitaire en Inde.

Après le décès d’Edmond Jaeger en 1922, les parts de son entreprise furent incluses dans la SAPIC Holdings. Toutes les montres furent commercialisées sous le nom de la marque Jaeger-LeCoultre. Le siège de l’entreprise Jaeger-LeCoultre fut déplacé à Genève tandis que LeCoultre demeurait au sentier, dans la région de naissance de son fondateur, elle y est encore. Jacques-David LeCoultre décida d’intégrer la manufacture LeCoultre à la SAPIC en 1937.