Vacheron Constantin

Vacheron Constantin peut s’enorgueillir d’être la plus ancienne manufacture de l’histoire de l’horlogerie Suisse. A la différence d’autres entreprises donc le nom est également ancien, mais qui furent refondées ou reprises ces dernières années, celle-ci produit et commercialise ses montres de façon interrompue depuis deux cent cinquante ans.

Cette histoire commença en 1755, lorsque Jean-Marc Constantin s’établit à son compte à Genève. La clientèle intéressée par ses montres raffinée était essentiellement française. Le développement d’un tel marché dans ce pays précis était dû à l’existence d’une noblesse fastueuse et exigeante – Louis XVI lui-même était un collectionneur enthousiaste.

Constantin s’efforça de maintenir son entreprise en activité en se diversifiant dans le commerce de tissu et de liqueur de cerise. Après son décès en 1805, ses héritiers durent chercher un nouvel associé, et trouvèrent François Vacheron en 1819. C’était le fils d’un riche négociant en textile et céréales. Il se chargea de la direction commerciale de l’entreprise, désormais nommée Vacheron & Constantin.

L’entreprise Vacheron Constantin est redevable de son plus grand succès à l’horloger George-Auguste Leschot, qui, en 1839, avait construit une machine permettant de construire des mécanismes d’horlogerie de précision. Ce premier pas vers l’assemblage assisté par la machine était une petite révolution dans le secteur de l’horlogerie.

Son catalogue proposait un large choix de chronographes depuis les années 1930. À cette époque, l’entreprise était également présente pour le chronométrage lors des compétitions sportives. Elles offrit une montre-bracelet avec répétition à la minute, sorte de contre-projet, mais disponible uniquement en série limitée.

Malgré la production de montres de grande qualité, ses propriétaires ne parvinrent pas à maintenir son indépendance financière. Après être tombé pour la deuxième fois dans une situation financière bancale, cette fois à cause de la seconde guerre mondiale, Charles Constantin fur acculé en 1940 et en désespoir de cause, il dut vendre ses parts majoritaires. Le nouveau propriétaire fut alors l’entreprise S.A.P.I.C qui nomma au poste de directeur l’ancien dirigeant de Jaeger-LeCoultre de Genève, Georges Ketterer. Ce dernier contribua à renforcer la position de Vacheron & Constantin dans le domaine des montres de luxe. Il s’en porta acquéreur à titre individuel en 1964 : Vacheron Constantin était de nouveau indépendante de la S.A.P.I.C.

En 1996, le groupe Vendôme (aujourd’hui connu sous le nom de groupe Richemont) fit l’acquisition de la plus ancienne manufacture d’horlogerie en activité connue.