Breitling

La marque fut fondée en 1884 à Saint-Imier par l’horloger Léon G. Breitling. Breitling délocalisa le siège de son entreprise dès 1892 ; il choisit la Chaux-de-Fonds et transforma le nom en « Léon G. Breitling Montbrillant Watch Manufactory ». A partir de cette date, il commença à se spécialiser dans la production des chronographes. Après son décès en 1914 son fils Gaston lui succéda, sous sa direction l’entreprise se lança dans la production de chronographes à partir de 1915 et apporta une contribution technique dans ce domaine.

En 1934, elle présenta une nouvelle invention : le bouton de remise à zéro indépendant, grâce auquel des additions de mesures étaient possibles pour la première fois.

Gaston Breitling décéda en 1927 et son fils Willy ne devint directeur de l’entreprise qu’en 1934. A cette date Breitling proposait plus de quarante modèles différents de chronographes de bord pour l’aviation. La marque devint un des fournisseurs de la royal Air Force à partir de 1939, mais comptait également quelques compagnies civiles parmi ses clients. Ces instruments, indispensables à la navigation, devaient non seulement être aussi précis que possibles, mais également pouvoir supporter les vitesses grandissantes de l’aéronautique.

Breitling présenta en 1942 le premier chronographe-bracelet avec une règle à calcul intégrée, le Chronomat. A l’aide d’une lunette pivotante, cette montre permettait d’effectuer des calculs complexes. La Navitimer présentée en 1952, en est une amélioration ; elle est d’ailleurs toujours commercialisée par Breitling.

Mais l’entreprise produisait également un grand nombre de montres modestes. En 1957 elle présenta la Super Ocean, la première montre de plongée étanche jusqu’à 200 mètres de profondeur.

Malgré un nom bien établi et l’orientation précoce vers la production de montres quartz, l’entreprise fit faillite en 1979. Willy Breitling ne lui survécut pas longtemps. Les droits de Breitling furent rachetés par Ernest Schneider, propriétaire de Sicura Watch. Il délocalisa le siège de la marque à Granges, qui prit un nouveau départ en 1992.

Schneider fit un pari sur le long terme en maintenant, de façon avisée, la production de chronographes mécaniques ; la marque fit un brillant retour.