Tudor

Le nom de la marque Tudor fut enregistré pour la première fois en 1906, et fut ainsi utilisé par différents propriétaires. L’entreprise « Veuve de Philippe Hüther » l’enregistra à son tour en 1926, vraisemblablement pour le compte de Hans Wilsdorf, le propriétaire de la marque Genevoise Rolex. Mais celui-ci ne peut s’en porter acquéreur qu’en 1936.

Sa typographie fur modifiée et complétée par une rose devenue caractéristique. Cet élément de la marque fut modifié à trois reprises jusqu’en 1965. Ce détail permet aux collectionneurs de déterminer l’âge d’un modèle Tudor avec plus de précision.

Wilsdorf créa finalement son entreprise de montres Tudor S.A à Genève le 6 mars 1946. Il la lança ne tant que marque jumelle dont les modèles étaient plus accessibles que Rolex. Tudor profitait de ses relations avec Rolex par de multiples aspects : elle put par exemple utiliser les boîtiers Oyster à partir de 1947. Les modèles de plongée Tudor présentés en 1956 utilisèrent le boîtier original Oyster de la Submariner jusqu’en 1997, dont le nom Oyster Prince Submariner révélait les liens avec Rolex. Tudor vendit notamment des exemplaires de ce modèle à la Marine Française en 1960 et à l’U.S Navy entre 1964 et 1966.

Toutefois, Tudor renonça à concevoir ses propres calibres ou à utiliser ceux de Rolex, au profit des calibres achetés à A.S et E.T.A. Afin de respecter les critères de qualité imposés par Wilsdorf, ces derniers étaient laborieusement réglés avant d’être assemblés.

Le calibre 390 était l’exception à la règle. Ce modèle, utilisé au cours des années 1950, s’inspirait fortement du calibre 1030 de Rolex.

Tudor fabriquait des modèles classiques à trois aiguilles, mais aussi des chronographes à l’apparence résolument différente de ceux de Rolex. Tudor achetait pour cela des calibres à engrenages de Valjoux.  Mais pendant longtemps, cette marque n’utilisa pas les compteurs de douze heures. On ne les trouvera qu’avec les modèles Automatic Chrono, fabriqués avec la technologie des Valjoux 7750. Elle proposa une extension des fonctions du calibre 390 avec la version 395, qui présentait un affichage supplémentaire de la date.

C’est justement à cause de l’emploi de boitiers originaux de Rolex que certains utilisèrent des montres Tudor pour construire des imitations de montres Rolex.  Afin de mettre fin à cette dérive, les boîtiers de Tudor ont aujourd’hui une apparence beaucoup plus originale.